CORPS NON VISIBLE. CADRE AVEC CENTRE A DIMENSION FIXE
BANDEAU HAUT ET COLONNE GAUCHE FIXES EGALEMENT
Maroussia Vossen
Maroussia Vossen a présenté « Danse et ombre » à la galerie Oudin à Paris dans les colonnes tissu
et les colonnes papier de Nicole Nicolas. Jeu du chat et de la souris, danse de l'artiste avec son ombre,
l'originalité de sa prestation résidait essentiellement dans l'extraordinaire utilisation du décor par la chorégraphe
qui s'immmisçait, se fondait littéralement au sein des éléments.J.M. Gourreau - Pour la danse
C'est la danse, la Vraie. Le corps et l'esprit en unité s'expriment suprêmement. Et voici que tout d'un coup, elle est la rapidité, la fluidité, l'insaisissable arrivée, l'insaisissable fuite,
l'instant en plein vol, l'embrasement immédiat de l'amour... Helène Vanel
...Sans décor, sans théâtre, sans mise en scène, sans agression, elle exprime tout ce qu'elle sent et danse sa vie en vous laissant l'esprit libre...
L'impression que son mouvement ne s'arrête jamais. Fluide ou rapide, s'enroulant sur les murs comme un lierre grimpant.
Elle répète à l'infini ses gestes suspendus et elle souffle du bout des doigts l'air qui la traverse.
Isabelle d'Istria - Pour la danse
...Maroussia avait revêtu une robe en simple toile peinte par Sonia Delaunay de motifs abstraits. Sur elle, cette robe... devenait
une toile en mouvement animée par la gestuelle libre de la danseuse chorégraphe... Maroussia focalise sur elle les seules traces de peinture mouvante.
Emerentienne Dubourg
Maroussia Vossen : l'oiseau et le poisson de l'air : le vent est bienheureux d'être ainsi habité. Elle offre simplement à l'espace d'avoir une forme,
une écriture temporelle. L'instant d'un instant donné, une vision fugitive d'un univers instable, la seule bonne raison de chacun de nos instants, la beauté...
Gilles Elbaz
...Le style de Maroussia à la fois hiératique et gracieux... : elle écrit les mots, les émotions, les instants avec tout son corps, elle transcrit parfaitement
l'image fugitive, le moment éphémère d'un être ou d'une saison... elle sait dire le sacré avec le profane.
Jacques Lacarrière
Une Nymphe à l'abbaye de Montmajour.
Maroussia Vossen, reine en matière de danse improvisée (...) redonne au corps toute sa « dignité » si l'on peut dire. Il n'est pas réduit à l'état de machine (...) mais devient un remarquable moyen
d'expression en relation permanente avec le vaste univers des sens. Ainsi chaque geste traduit une émotion qu'il n'est pas toujours facile d'exprimer avec des mots. L'authenticité et la grâce
avec laquelle est effectuée la chorégraphie pénètre profondément le spectateur, lui laissant l'entière liberté de voguer sur ses flots intérieurs et de découvrir des émotions jusque là cachées.
C'est bien là l'un des buts de l'enseignement de Maroussia : donner confiance à l'individu en l'aidant à acquérir une certaine maîtrise de son corps afin qu'il ne fasse qu'un avec lui.
D'ailleurs, l'unité constitue un des thèmes principaux de ses spectacles de danse improvisée. Une unité, une osmose, même, entre la danseuse, le musicien et les lieux. Et Maroussia
possède cette capacité d'adaptation au milieu qui l'entoure, qui fait qu'en quelques instants elle présente une chorégraphie en parfaite harmonie avec ces deux éléments extérieurs... Maroussia telle un lierre,
épousera et ne fera qu'une avec les pierres de l'église. Une représentation où l'attention du spectateur est retenue en permanence par une évolution rapide et surprenante de figures,
durant lesquelles Maroussia se métamorphose de femme en animal ou végétal. Un spectacle hors du commun qui mérite d'être connu.
Le Provençal
Maroussia Vossen dans Couleurs en mouvement
De trop rares chorégraphes travaillent en osmose avec les peintres de notre époque, ce qui contribue
pourtant à les faire connaître. A ce titre, il faut saluer l'initiative de Maroussia Vossen qui vient de donner un récital à l'Auditorium Saint-Germain à Paris au cours duquel
elle dansa, avec la préciosité, la finesse, la musicalité et la délicatesse qui la caractérisent, un solo, « Couleurs en mouvement », dans une robe aux
couleurs chatoyantes, peinte par Sonia Delaunay. Au même programme figurait « Envol », une création très épurée sur une partition du compositeur
contemporain Roger Tessier. J.-M. Gourreau - Danse, Danse, Danse n° 61
Le spectacle donné le 12 mars 2008 à Paris par la danseuse-chorégraphe Maroussia Vossen est composé de deux solos : COULEURS EN MOUVEMENT et ENVOL.
La deuxième variation, un hommage à Nicolas de Staël, un peu tristoune (rappelons que ce peintre non figuratif d’origine russe est mort tragiquement en 1955
en se jetant par la fenêtre de son atelier antibois), sur une musique aux stridences atonales, composée par Roger Tessier, dans l’esprit du dodécaphonisme et
du Sprechgesang de Schönberg, serait, selon nous, mieux placée ailleurs, au début, au milieu ou carrément dans un autre show – le « temps mort » du
changement de costume n’apporte pas grand chose, casse le rythme et plombe une soirée par ailleurs très variée. L’éclairage de l’Envol, signé par Bruno Cœur,
à la fois élémentariste et subtil, valorise vraiment l’interprète tout en dévoilant une partie des coulisses, le mur du fond aux reflets argentés et le dénuement de la scène.
COULEURS EN MOUVEMENT, avec une robe peinte par Sonia Delaunay, est parfaitement organisé, alternant temps forts et temps faibles :
du coup, on ne sent pas du tout la durée. La chorégraphe a réalisé un collage musical d’une douzaine de morceaux de son affection, qui débute en fanfare
par une version ironique du fameux Black and Tan de Duke, suivie d’une Ėtude pour guitare de Villa-Lobos, d’une Chaloupée de René Aubry,
d’un blues créole de Sidney Bechet (il faut dire, c’est un scoop, que c’est précisément à St-Germain-des-Prés que le clarinettiste composa son fameux thème
Petite fleur, en hommage à la jolie danseuse Anne-Marie Casablancas) et de thèmes d’Elena Frolova, Darius Milhaud, Maurice Yvain, Erik Satie et Anton Areski.
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La question de la peinture dansée est posée concrètement dès les années 1910 par les artistes futuristes : on se souvient de l’expérience de scénographie,
de théâtre musical, de ballet de lumière sans danseurs, Feux d’artifices, œuvre plastique, cinétique, conçue en 1917 par Giacomo Balla pour les Ballets Russes
de Diaghilev, dans laquelle une musique de Stravinsky était associée à des formes abstraites mouvantes se déployant comme des automates, pièce qui fut
reconstituée lors de l’exposition Futurismo 1909-1926, organisée en 2003 à Ixelles. Pour rester en Russie, rappelons aussi les projets de Kandinsky pour
la scène, dont certains ont été montés en 1976 par l’inventeur de la scénographie moderne, Jacques Polieri avec la collaboration du mime (et fils de mime)
Maximilien Decroux, sous le titre Sonorité jaune.
C’est d’ailleurs entre la pantomime et la danse de jazz, entre le geste codifié depuis l’éternité et l’ici et maintenant, l’impromptu, le sur-le-champ,
le sur-le-vif, l’improvisation, la jam session, le bœuf (sur le toit ou pas) qu’oscille l’art de Maroussia Vossen. Son personnage, son être, semble hésiter
constamment entre la gravité et la légèreté de la vie. Elle est tour à tour lunaire, clown blanc, Pierrot de Schönberg, tragi-comique, appliquée et nonchalante.
Libre, isadorienne, va-nu-pieds de la danse, elle arpente en tous sens le rectangle de planches, toujours avec grâce. Aucun geste forcé, aucune difficulté
apparente, aucune virtuosité ostensible, tout passe par la fluidité du geste. Inspirée par les instantanés de danseuses d’autrefois, ceux des
Pavlova, Ruth St-Denis, Doris Humphrey, Palucca, comme Isadora a pu l’être par les motifs des vases grecs, elle marque les poses et ralentit le mouvement
à l’extrême. Elle contient la folie du Charleston des années vingt en le déstructurant savamment.
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Nicolas VILLODRE. Danse Light Magazine, 01/04/2008
Née à Paris. Commence la danse à 5 ans.
9 années de formation classique sous la direction de Lucien LEGRAND (Opéra de Paris).
Fait partie de l'asssociation « Danse et Culture » que dirigeait Jean DORCY, président fondateur.
A suivi de nombreux cours et stages avec Ginette BASTIEN.
A 15 ans, elle se tourne vers la danse contemporaine. Elle suit alors les cours de Linda DIAMOND
(elle-même élève de Martha GRAHAM et de Jose LIMON) et de Trudy KRESSEL, ainsi que ceux d'expression primitive avec Herns DUPLAN.
Rencontre et longue collaboration avec le danseur Hideyuki YANO.
La passion des voyages, son goût pour la diversité des cultures et des arts
conduiront Maroussia VOSSEN à étudier d'autres techniques de danse (jazz, caractère, claquettes, brésilienne) jusqu'à
l'accompagnement d'un Derviche tourneur.
Après ce tour d'horizon, elle s'inspire de ce qu'elle vit en toutes circonstances au point que ce
quotidien devient sa principale source d'inspiration et de création.
Elle multiplie les échanges avec des créateurs de toutes disciplines, particulièrement la musique, la
peinture, la sculpture, la poésie, la photographie... dans les espaces variés, sans pour autant délaisser les scènes traditionnelles.
Ce parti pris de la danse en tout lieu développe et enrichit ses improvisations.
Depuis 1974 Maroussia Vossen collabore avec...
• des musiciens :
Henri TEXIER, Sylvain KASSAP, Siegfried KESSLER, Chet BAKER, Steve POTTS, Michel KRASNA,
Joëlle LEANDRE, Michel DENEUVE, Daunick LAZRO, Brigitte FONTAINE, ARESKI, Stéphane GREMAUD, Knud VIKTOR,
Denis COLIN, Michaël NIC, Michaël FERAL, André JAUME, Barre PHILLIPS, Kerstin ELMQVIST..., la chanteuse Françoise PONS et le chanteur Gilles ELBAZ...
• des compositeurs : Roger TESSIER, Mayer BAROUH...
• des plasticiens : MEZZ, Nicole NICOLAS, Nicole LAMARCHE, Patrick LEFEVRE, Tony SOULIE, Bernard THOMAS,
René LUNEL, Hélène VANEL, LALAN, Karin LEWIN...
• des comédiens : Pierre TRAPET, Katiana KOWALSKI, Henri GRUVMAN, Bernadette ROLLIN..
• des poètes : Henri MICHAUX, Jean BARRAL, Jacques LACARIERRE...
• des danseurs : Edith GEORGE, Linda DIAMOND, Hideyuki YANO, Sumako KOSEKI, Larry LEONG, Eneyda CASTRO,
Kori DI MANGO, Mic GUILLAUME...
• des photographes : Hélène ROSENBERG, Nabil BOUTROS, Edouard BOUBAT, Michel JOUVE, Laurent GROFFE, Gaston F. BERGERET...
• des réalisateurs : Chris MARKER, Dorian GAUDIN...
• Et a également pris part à des défilés de mode : coiffure pour Lyne BERTIN,
haute couture pour Yvonne B(örjesson)
"Entrez dans la danse..."
Entrez dans la danse...
Bercy Village
2005
Si le geste artistique procède d'un désir de s'élever pour mieux voir ses propres espaces intérieurs,
Envol - création musicale et chorégraphique inspirée du tableau éponyme de Nicolas de Staël - participe du même élan.
En transmuant l'image en sons puis en gestes, Roger Tessier et Maroussia Vossen s'inscrivent dans cette perspective ascendante
et nous révèlent qu'un autre équilibre est possible.
Envol
Hommage à Nicolas de Staël
Musique de Roger Tessier
AUDITORIUM SAINT-GERMAIN
Mercredi 12 mars 2008
12 pièces musicales qui évoquent autant d'atmosphères que
d'émotions différentes, faisant naître des lignes, se développer des spirales,
s'enchevêtrer à l'infini des figures.
La robe colorée, peinte par Sonia Delaunay, nous entraîne
avec elle dans le tourbillon des années vingt, évocation des
enthousiasmes et des résistances face à la
modernité des années folles.
Couleurs en Mouvement
Robe de Sonia Delaunay
Musiques d'Eric Satie à Duke Ellington
AUDITORIUM SAINT-GERMAIN
Mercredi 12 mars 2008
« (...) Tel un cambrioleur, elle se glisse jusqu’aux toiles, pour les toucher de plus près, les subtiliser peut-être…
Maroussia Vossen tente plutôt de se fondre à la palette et aux motifs de son ami peintre, jouant une facétie délicate aux perspectives.
Elle s’y aventure, surprenante et habitée par l’espace et les tonalités de ces vues ouvertes sur des fenêtres imaginaires (...) »
Emerentienne Dubourg
Paris… New-York… Chapeaux !...
Toiles de Tony Soulié
Musique de Mayer Barouh
Galerie VENTILO
Jeudi 3 juillet 2008
Cours de danse contemporaine et d'improvisation
« Chaque être possède son propre langage corporel, qu'il le prenne en compte ou non.
J'amène peu à peu l'élève à acquérir maîtrise et aisance, afin qu'il trouve son propre rythme et développe sa propre danse.
Je suggère aux personnes des mouvements qui font naître des lignes, des formes, des dessins dans l'espace, une matière pétrie d'humanité.
L'élève prend du plaisir, tant dans les exercices que dans une danse libre.
L'improvisation c'est oser, c'est l'intuition, la surprise, la magie de l'instant.
On ne lutte plus, on vogue dans les infinies possibilités de son être.
Agir avec soi et non contre soi offre très vite harmonie, bien-être, souplesse et grâce.. »
...représentations
Festivals : IN et OFF d’Avignon, de
FREJUS, de NANCY, Fête de la danse « Entrez dans la danse… », l’Olympia, Théâtre Dejazet,
Palais des Glaces, Cirque d’Hiver, Mandapa, Grand Palais, Beaubourg, Beaux-Arts de Paris, Galeries
Oudin, Arte-Viva, Ventilo, Auditorium Saint-Germain-des-Prés …
Et aussi en Belgique, en Allemagne et en Hollande